Catégorie: Manifestations

29.05.10

Permalink 11:30:00, Catégories: Culture, Manifestations,

La Biennale 2010

Message d'Hubert Schneebeli, conseiller administratif, à l'occasion de la Biennale des Artistes d'ici, 29-30 mai 2010.

Pregny-Chambésy – préau de l'Ecole de la Fontaine – samedi 29 mai 2010

Madame la Présidente,
Chers collègues du Conseil administratif et du Conseil municipal,
Chers Artistes,
Mesdames et Messieurs,

Je désire remercier, dans un premier temps Monsieur Youri Messen-Jaschin, Président du Monde du Cirque, pour l'énergie qu'il nous a transmise, notamment quand il est venu m'approcher, il y a quelques années, pour que la Commune s'associe à son fantastique projet "Monde du Cirque, Genève 2010". Je suis heureux de voir aujourd'hui le résultat de l'implication sans réserve de Cham'art dans cette aventure.

La Biennale 2010 : tout un programme !

Un programme autour du cirque, des artistes qui ne sont pas de la piste aux étoiles mais qui sont nos étoiles, nous font rêver en nous emmenant dans un monde habité d’Augustes et de Clowns blancs, de Pierrots et d’Arlequins.

C’est un travail de longue haleine dont nous pouvons admirer le résultat aujourd’hui. Ce sont nos "Artistes d’ici", qui jour après jour ont imaginé, créé et produit des œuvres plus surprenantes les unes que les autres.
C’est l’exemple même du travail collectif et associatif qui nous est si cher. Avec cette biennale, vous êtes l’expression de cet élan volontaire qui anime notre commune.

Ce moment que vous me donnez pour exprimer la reconnaissance des autorités est l’occasion pour moi d’affirmer une fois encore mon attachement aux sociétés communales. A toutes ces sociétés qui habitent la commune et qui de manière indépendante ou ensembles, travaillent pour le seul bénéfice de la population.
Quelle que soit la manière, l’important est de se souvenir que nous ne travaillons pas pour nous-mêmes. Que si une telle biennale est organisée, ce n’est pas seulement pour le plaisir des artistes mais que c’est aussi et surtout pour le plaisir des Pregnotes et des Chambésiens.

C’est ce que vous réussissez brillamment à faire ce week-end et de cela nous vous remercions. Vous voyez, chère Présidente, chers amis, une collectivité se construit sur des projets rassembleurs tels que le vôtre. Le cirque c’est ça aussi : le rassemblement d’artistes, de tant de savoir-faire différents, de tant de sensibilités surprenantes qui s’unissent pour ne faire qu’un dans le seul objectif d’offrir à ceux qui les regardent le plus beau des spectacles.

Ce week-end, nos yeux sont attirés par votre talent et les moments de bonheur que vous nous offrez.

Je vous souhaite une excellente biennale.

31.10.09

Permalink 18:30:00, Catégories: Culture, Manifestations,

40e anniversaire de la Bibliothèque municipale

Message d'Hubert Schneebeli, conseiller administratif, à l'occasion du 40e anniversaire de la Bibliothèque municipale de Pregny-Chambésy - 31 octobre 2009.

Pregny-Chambésy – préau de l'École de la Fontaine – samedi 31 octobre 2009

Mesdames et messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de saluer les autorités des communes de la Rive-Droite du Lac qui nous font le plaisir de s’associer à cette célébration:
Jean-Marc Conte, maire, et Arthur Plee, Conseiller administratif du Grand Saconnex, Cédric Lambert Conseiller administratif de la commune de Versoix.

Mes salutations vont également à mes collègues Valérie Archetto, Maire et Jean-Marc Mermoud, conseiller administratif de notre commune, ainsi qu’aux conseillers municipaux et aux membres de la Commission de la Culture qui sont présents ce soir.

Je salue également Madame Dind, qui a marqué pendant plus de 20 ans la vie de l’ancienne bibliothèque dont elle était responsable. Je la remercie vivement de sa présence parmi nous. Je remercie l’équipe actuelle de la bibliothèque, Mesdames Patricia Nascivera, Frédérique Bütschi et Muriel Mooser d'avoir préparé le programme riche et varié de cette magnifique journée et je salue les artistes qui l’ont animée et qui sont parmi nous ce soir. Ils méritent nos applaudissements.

Je tiens à excuser l’absence de l’Ambassadeur Bararunyeretse, Représentant permanent de l'Organisation Internationale de la Francophonie auprès des Nations Unies, en raison d’un deuil qui vient de frapper la communauté burundaise à Genève et qui nécessite sa présence lors des cérémonies funéraires de ce jour.

Je salue aussi les Sauveteurs auxiliaires qui nous ont préparé, une fois n’est pas coutume, un festin asiatique. Ce soir ni frite ni schubling…

Mesdames et messieurs,

Nous sommes réunis ce soir à l’occasion des 40 ans de la bibliothèque de notre commune.
40 ans, ce n’est pas rien. Prenons simplement les années en « 9 »

1969 :
le 21 juillet l’homme marche sur la Lune.
En août Woodstock accueille un festival dont ont parle toujours.
Samuel Beckett reçoit le prix Nobel de littérature.
Ouverture de la bibliothèque communale de Pregny-Chambésy.

1979 :
Le Shah d’Iran est en exil et l’Ayatollah Khomény prend le pouvoir.
Le Jura prend son indépendance et rentre dans la Confédération.

1989 :
Le « Mur de Berlin » tombe. Il entraine avec lui le rideau de fer et le « Bloc de l’Est ». C’est la fin de la Guerre Froide.
Hirohito décède après 62 ans de règne.
La place Tian’anmen est occupée par les étudiants de Pékin. Un homme stoppera à lui seul les chars de l’armée au lendemain de la répression.

1999 :
Introduction de l’Euro. Dernière année du millénaire.

2009 :
41 ans après l’assassinat de Martin Luther King, Jr. , un président noir est élu à la tête des Etats-Unis.

Tous ces éléments – et il y en a tant d’autre – nous y avons accès grâce à l’écriture et la plupart ont existé par l’écriture. Ce n’est pas par hasard que l’on considère que l’histoire humaine commence avec l’apparition de l’écriture en 3'300 avant Jésus-Christ.

Un bouleversement, peut-être, une révolution, certainement. L’écriture a permis à l’humain de s’organiser. Les premiers textes sont des contrats et des inventaires. Puis elle permit de fixer l’histoire, celle des puissants, des rois puis, petit à petit, celle des gens plus communs. Elle permit de figer les textes religieux, ou au contraire lancer des réformes en diffusant des courants de pensées différents.
Doctrines politiques ou prises de conscience sociale: Germinal, La Case de l’Oncle Tom et bien d’autres encore sont des livres qui ont profondément modifié les sociétés dans lesquels ils ont été publiés.

Le livre, le voici le coupable. A l’origine de bien des luttes il est censuré, détruit, brulé… Porteur d'idées qui dérangent, son accès est limité pendant des siècles jusqu’à l’avènement des Lumières. Dans les profonds changement des sociétés qui prennent conscience que l’éducation mène à la liberté et au respect de l’autre le livre est alors rendu accessible. A l’inverse des bibliothèques de l’Antiquité, véritables temples du livre destinés à montrer le pouvoir des souverains qui les possédaient, les bibliothèques des temps modernes deviennent des lieux populaires permettant le temps d’une lecture la disparition des classes, rendant accessible tous la connaissance.

Et c’est pour cela que nous pouvons nous réjouir d’avoir un tel lieu dans notre commune. Plus qu’une collection de livre, notre bibliothèque permet aux enfants des écoles de découvrir des mondes merveilleux, aux habitants de se retrouver, d’écouter un conte ou de partager un café. Le rôle social d’une bibliothèque n’est de loin pas négligeable. Les autorités municipales et exécutives de la commune sont unanimes derrière l’importance de ce lieu de culture bien sûr mais aussi de rencontre et de vie.

Notre reconnaissance va aux équipes passées, présentes et futures de la bibliothèque qui s'engagent à préserver et à faire évoluer notre bibliothèque pour qu’elle soit active et prête à répondre aux attentes des lecteurs.

Une dernière pensée, il existe au Liban une ville, la plus ancienne ville habitée du monde : 7'000 ans d’activité humaine. Son nom Byblos : la ville du livre. Et comme c’est un port phénicien, il me vient cette citation de Michel Bouthot :
Un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots.

Je vous souhaite à tous une belle soirée et pour longtemps de baux voyage grâce aux livre de notre bibliothèque.

02.08.09

Permalink 13:19:23, Catégories: Manifestations, politique communale,

Discours du 1er-Aout 2009

Message d'Hubert Schneebeli, conseiller administratif, à l'occasion du 718e anniversaire du 1er-Août.

Pregny-Chambésy – Domaine de Penthes – samedi 1er août 2009

Monsieur l’Ambassadeur
Monsieur le Président du Conseil municipal
Madame le Maire
Monsieur le Président de la Fête du 1er-Août de Pregny-Chambésy
Monsieur le Président du Cercle des Cent-suisses
Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux
Madame la Directrice de l’Office du Tourisme du Sultanat d’Oman à Paris
Monsieur le Directeur du Château de Penthes
Mesdames et Messieurs les invités
Chères Citoyennes, chers Citoyens.

Je tiens tout d’abord à remercier le Cercle des Cent-suisses et son président Monsieur Jean-Charles Martin, de cette première association avec la commune de Pregny-Chambésy à l’occasion de notre fête Nationale.
Ce partenariat permet de donner à nos manifestations respectives une ampleur plus patriotique encore qui nous a déjà valu dans la presse la «palme de la tradition». La population de la commune ainsi que nos invités y seront certainement sensibles.

Le livre « Souvenir de Solferino » écrit par Henry Dunant a profondément révolutionné les mentalités et la perception de la valeur de l’humain dans l’Europe du milieu du XIXe siècle. Nous pouvons y lire le témoignage suivant :

"Je ne veux pas mourir, je ne veux pas mourir!" vociférait avec une énergie farouche un grenadier de la garde, plein de force et de vigueur trois jours auparavant, mais qui, blessé à mort et sentant bien que ses moments étaient irrévocablement comptés, regimbait et se débattait contre cette sombre certitude; je lui parle, il m'écoute, et cet homme, adouci, apaisé, consolé, finit par se résigner à mourir avec la simplicité et la candeur d'un enfant.

Les femmes de Castiglione, voyant que je ne fais aucune distinction de nationalité, suivent mon exemple en témoignant la même bienveillance à tous ces hommes d'origines si diverses, et qui leur sont tous également étrangers. "Tutti fratelli", répétaient-elles avec émotion. Honneur à ces femmes compatissantes, à ces jeunes filles de Castiglione! rien ne les a rebutées, lassées ou découragées, et leur dévouement modeste n'a voulu compter ni avec les fatigues, ni avec les dégoûts, ni avec les sacrifices.

La pensée morale de l'importance de la vie d'un homme, le désir d'alléger un peu les tortures de tant de malheureux ou de relever leur courage abattu, l'activité forcée et incessante que l'on s'impose dans des moments pareils, donnent une énergie nouvelle et suprême qui crée comme une véritable soif de porter du secours au plus grand nombre possible.

Il y a 150 ans, le24 juin 1859, durant la campagne d'Italie se déroule en Lombardie la bataille de Solferino. S’il s'agit sans nul doute d'une victoire de l'armée française de Napoléon III - alliée à l'armée sarde - sur l'armée autrichienne de l'empereur François-Joseph, il s’agit certainement de la défaite de l’humain qui une fois encore a réussi à atteindre les limites de l’intolérable et de la bestialité.
40’000 hommes sont hors de combat et abandonnés sur le champ de bataille. Suite au manque de moyens, de nourriture et de personnel, les services sanitaires sont déplorables. Les sources d’eau qui auraient pu servir au ravitaillement des hommes n’étaient pas utilisables : elles étaient pleines de sang et de bactéries provenant des cadavres.

« La pensée morale de l'importance de la vie d'un homme » écrit Henry Dunant dans ses Souvenirs. Témoin de cette vision d'horreur il décide alors d'aider le peu d'infirmières présentes sur place. Pendant 4 jours, il s'investit corps et biens dans cette aide aux malheureux : il donne les premiers soins, il achète lui-même vivres et habits pour les rescapés de la bataille (Italiens, Français et Autrichiens confondus) et il va même jusqu'à écrire à leur famille.

Quelle est la valeur de l’humain quand on assiste à de telles horreurs ?

Jean-Henry Dunant n’est pas médecin, il n’est pas un homme d’église, il est banquier … à Genève ! A 35 ans, avec le juriste Gustave Moynier, le général Guillaume-Henri Dufour ainsi que les médecins Louis Appia et Théodore Maunoir, il crée le 17 juillet 1863 ce qui deviendra le Comité international de la Croix-Rouge.

«Chaque être a sa valeur, et un seul est-il sauvé que cela vaut la peine de se donner entièrement à sa tache pendant des jours et des nuits, sans relâche.»

«Chaque être a sa valeur». Cela implique-t-il qu’il faille créer un CAC 40 ou le Dow Jones de l’Humain, comme le dirait Corentin de Salle ?
Au XVIIIe siècle les Lumières ont bouleversé l’Europe. Ce n’est plus Dieu, l’honneur ou la Nation qui occupent la place principale mais l’être humain et ce dernier n’a de valeur que par la vie qui l’anime. C’est la vie en elle même qui, de manière abstraite, a de la valeur. Oui, Mesdames et Messieurs, je dis de « manière abstraite ». On sait comment mesurer une distance, peser un poids mais la vie qui peut l’évaluer?

A l’heure où l’on confond les idées fondamentalement humanistes et démocratiques apportées par l’esprit libéral - avec le pouvoir de l’argent du matériel et du superficiel découlant d’un néolibéralisme débridé il est important de se recentrer sur l’essentiel qu’est l’humain, en dehors de toute logique d’évaluation.

Mais l’humain c’est aussi la communauté. L’animal social qu’est l’homme tente depuis des âges immémoriaux de se rendre indépendant et pourtant, plus il essaye de s’individualiser plus il se rapproche du groupe, du clan, car finalement rien n’est possible sans eux.
C’est certainement au travers d’actions militaires, en se mettant au service des grandes puissances que les Suisses se sont exportés, mais c’est aussi, et surtout, par sa diplomatie, sa vocation humanitaire, par son talent architectural, par son avancée chimique, sa précision technologique et son génie civil qu’elle brille dans le monde d’aujourd’hui. Si la Suisse est devenue un exemple c’est parce qu’elle a su préserver sa communauté tout en se tournant vers l’autre.

C’est à ce moment de mon allocution que je voulais illustrer mes propos avec des exemples de Suisses qui ont eu un réel impact dans le monde. N’ayez crainte, je vais vous épargner la lecture de ces noms innombrables… Nous avons tous notre liste personnelle, mais toutes contiennent certainement le nom de Jean-Jacques Rousseau, philosophe et écrivain genevois qui s’opposa à l’habitant de Pregny le plus célèbre au monde : Voltaire.

Kennedy lors de son discours d’investiture en 1961 disait : « Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays ». Cette exhortation nous éloigne de l’Etat providence qui existerait par je ne sais quel stratagème, une sorte de structure insensée résultant d’une autofécondation improbable. L’Etat c’est vous, c’est nous, c’est une communauté de citoyens, une émanation de la société au service du groupe et donc de l’individu.

Nous pouvons alors nous poser la question «que puis-je faire pour ma famille, pour ma paroisse, pour mon village, pour mon pays ?». Plutôt que d’attendre, dans une position passive et donc forcément soumise à l’autre, que l’on fassent tout pour nous il convient d’agir.

Il y a 718 ans, les hommes libres des vallées d'Uri, de Schwytz et de Unterwald n’ont pas voulu se soumettre. Ils ont résisté comme certaines pendant 40 ans dans la tour de Constance, comme d’autre cachés dans les maquis, ou d’autre encore dans des camps face à la mort, la torture et l’humiliation.
C’est aussi cet esprit de résistance qui a fait de la Suisse ce qu’elle est. 718 ans de paix, de stabilité politique et sociale et d’engagement dans le monde pour le monde.

Alors que certains aujourd’hui même essaient d’atteindre le cœur de nos institutions et de notre souveraineté pour faire plier des lois, votées par le peuple, qui préservent nos libertés fondamentales commençant par le respect de la vie privé et la confiance en l’honnêteté du citoyen, il nous appartient également de résister.

La blessure est plus profonde qu’il n’y paraît. En attaquant notre indépendance et notre liberté, ceux qui n’ont pas réussi à construire leur société comme nous l’avons fait durant plus de sept siècles, tentent de nous déstabiliser dans l’espoir d’obtenir ainsi une pseudo victoire qui aurait finalement de la peine à masquer leur échec. Vous l’aurez compris l’enjeu dépasse considérablement la rupture de liens diplomatiques et commerciaux ou plus simplement la remise de quelques noms mais nous nous souviendrons malgré tout qu’en d’autres temps, pas si lointains, d’aucuns voulaient aussi des noms sur des listes mais avec alors des conséquences bien plus tragiques.

Le respect de la sphère privée et des données personnelles est le garant de la sécurité individuelle. Nos autorités fédérales doivent être intransigeantes à cet égard et il appartient à chaque citoyen d’être solidaire dans ce combat pour protéger les valeurs de notre pays car c’est finalement la sphère privée de chacun qui se trouve ici menacée.

Chaque individu peut potentiellement donner vie au nouvel Henry Dunant, ou au nouveau Carl Jung, Max Frisch, Durrenmatt ou Necker. Qui sait d’où surgira celle ou celui qui trouvera le vaccin des virus les plus indomptables et qui sauverait ainsi tant de gens.

A la fin du livre « La République » de Platon ce dernier insiste sur le fait que chaque vie, même celle considérée comme la plus médiocre, atteint la même densité d’accomplissement que la vie la plus publique ou la plus héroïque.
Sachons donc nous préserver de ce que Kant décrivait comme le « peuple de démons » où l’humain n’est plus qu’un outil, victime de lui-même. Suivons l’exemple de ces Suisses dans la volonté de ne pas trahir leur héritage séculaire et redisons avec émotion:

"Jean-Jacques, aime ton pays"

Vive Pregny-Chambésy, vive Genève, vive la Suisse !

07.09.08

Permalink 20:30:40, Catégories: Culture, Manifestations,

Une inauguration exceptionnelle à la Villa Mc Gregor

Un concert inaugural dépassant toute attente a lancé la saison de concerts à la Villa Mc Gregor.

Audrey Michael et Chloé Lévy ont placé la barre très haut pour la saison présentée par la Fondation Heim et la Commune de Pregny-Chambésy. Une série de concerts gratuits prévus tous les premiers dimanches du mois à 17h sous le regard des sculptures magnifiques de Regine Heim met en avant de jeunes étudiants des conservatoires de la région.

Audrey Michael Chloé Levy

Par un programme dédié à la voix, le duo a charmé et transporté une foule importante « c’est un don que Chloé et moi faisons pour lancer ces concerts » me glisse Audrey Michael. Le Musée de la Fondation Heim était rempli comme rarement. Le programme des prochains mois préparé par les deux artistes devrait susciter le même élan pour le bonheur des spectateurs.

07.03.07

Permalink 10:04:23, Catégories: Manifestations,

Souvenirs, souvenirs…

Un moment bien unique s’est déroulé hier soir à la Salle communale de Pregny-Chambésy: la projection de trois films sur la commune, datant tous d’un peu plus d’une quarantaine d’année.

Il était impressionnant de voir cette salle remplie de Pregnotes et de Chambésiens. Toutes les chaises étaient occupées et ceux d’entre entre-nous qui étaient arrivés juste avant la projection se trouvèrent condamnés à rester debout. Quel succès.

Les films présentés étaient émouvants. Des personnalités de la commune, disparues depuis, ont revécu l’instant d’une soirée sur la toile et dans les mémoires. Les témoins de cette vie encore très villageoise ont pu partager avec les plus jeunes, qui n’ont pas connu cette période, leurs souvenirs, leurs anecdotes, le tout parsemé d’un peu de nostalgie.

Ces films / documentaires ont aussi le mérite de nous faire prendre conscience de l’évolution du village et de ses habitants. Le développement galopant de la Ville et de la région exerce forcément une influence sur notre commune. Il est certain que nous aurions beaucoup de mal à multiplier les boulangeries et boucheries, comme à l’époque, quand on est obligé de constater que les seuls magasins de la commune peinent à tourner.

Cependant l’esprit, lui, reste le même: Pregny-Chambésy est une commune où il fait bon vivre et c’est ce que nous voulons préserver. C’est d’ailleurs dans ce sens que l’ancien maire libéral Me Raymond Perrot, qui a fortement marqué la commune pendant plusieurs décennies, concluait le film qu’il a réalisé sur la commune et qui a été projeté hier soir.

Ces projections m’ont conforté dans ma volonté de préserver cet esprit.

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Hubert Schneebeli

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